Aujourd'hui
dans ce vaste musée à ciel ouvert, le
passant se questionne en marchant les yeux
levés, scrutant les façades à
la recherche d'un savoir-faire perdu. Ces premiers
prototypes de préfabriqués sont en
fait les derniers témoins de l'art du
simulacre en béton, tout à la gloire
de la "pierre factice".
Lors des promenades dans les cimetières
locaux, on découvre omniprésent le
béton d'art. Sur les trottoirs
estampillés Vicat, des pissotières en
forme d'échauguette furent même
remarquées par Boris Vian.
Ce patrimoine des ciments moulés au
béton armé est encore trop
méconnu de ses propres habitants et le guide
est le premier essai publié sur ce
sujet.
Gageons que des chantiers de restauration et des
protections du Ministère de la Culture
réveilleront ces lieux de mémoire
industrielle, des prototypes architecturaux.
Désormais les églises grenobloises de
Saint Bruno et Notre dame Réconciliatrice
ainsi que la Tour Perret, la centrale
hydroélectrique de Vernes sont
protégées à l'inventaire M.H.
et La Casamaures classée monument
historique.
Ces premiers bétons sont devenus un
patrimoine d'intérêt industriel,
architectural et artistique...."
© Christiane Guichard, extrait d'article 1991